
Majoration des heures supplémentaires à 25 % : calcul, taux et tableau pratique
Comment calculer la majoration de 25 % pour les heures supplémentaires ? Formule, taux légaux (25 % et 50 %), tableau et cas chiffré concret. Guide

Calculer la majoration de 25 % pour les heures supplémentaires repose sur une formule simple : taux horaire brut × nombre d'heures supplémentaires × 1,25. Ce taux s'applique aux 8 premières heures effectuées au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine (art. L3121-22 du Code du travail). Au-delà, la majoration passe à 50 %. Encore faut-il vérifier que votre convention collective ou votre accord d'entreprise ne prévoit pas un taux différent : potentiellement plus favorable. Voici la méthode de calcul, les règles qui encadrent ces majorations et les pièges à éviter sur votre bulletin de paie.
En bref
- La majoration légale de 25 % s'applique aux 8 premières heures supplémentaires, sauf accord collectif plus favorable
- Un accord collectif peut modifier le taux sans jamais descendre sous le plancher absolu de 10 %
- Le calcul s'effectue semaine par semaine : taux horaire brut × nombre d'heures × coefficient de majoration
- Le repos compensateur de remplacement peut se substituer au paiement de la majoration si un accord collectif le prévoit
- Vérifier sa convention collective avant d'appliquer un taux : une erreur expose l'employeur à 3 ans de rappel de salaire
Ce que dit la loi : les taux de majoration des heures supplémentaires
La majoration des heures supplémentaires obéit à une hiérarchie des normes précise. L'accord de branche prime sur l'accord d'entreprise, qui prime lui-même sur les dispositions supplétives du Code du travail. Cette hiérarchie est souvent ignorée alors qu'elle détermine le taux réellement applicable au salarié.
Avant d'appliquer mécaniquement le taux de 25 %, le réflexe est de consulter sa convention collective. Certaines branches prévoient des majorations plus favorables : 30 %, 35 %, voire davantage. D'autres, à l'inverse, peuvent descendre sous la barre des 25 %, sans jamais franchir le plancher absolu fixé à 10 % par le Code rural et de la pêche maritime (art. L713-6).
Les dispositions supplétives du Code du travail ne s'appliquent qu'à défaut d'accord collectif. Elles constituent le socle minimal : 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires et 50 % au-delà. Un employeur qui appliquerait ces taux sans vérifier l'existence d'un accord de branche plus favorable s'expose à un rappel de salaire devant le conseil de prud'hommes.
En pratique, cette hiérarchie des normes est trop souvent négligée. Les logiciels de paie paramétrés par défaut sur les taux légaux ne reflètent pas toujours la réalité conventionnelle. Le salarié doit lui-même vérifier la convention collective mentionnée sur son bulletin de paie, accessible gratuitement sur Légifrance.
Taux légaux par défaut : 25 % puis 50 %
Les dispositions supplétives du Code du travail, applicables en l'absence d'accord collectif, fixent deux paliers. Chacune des 8 premières heures supplémentaires ouvre droit à une majoration de salaire de 25 %. Les heures suivantes donnent lieu à une majoration de 50 % (art. L3121-22 du Code du travail).
Ces seuils s'apprécient semaine par semaine. La durée légale du travail est de 35 heures. La 36ᵉ heure constitue la première heure supplémentaire, et ainsi de suite jusqu'à la 43ᵉ heure, toutes majorées à 25 %. À partir de la 44ᵉ heure, le taux de 50 % s'enclenche. Ce mécanisme de palier est indépendant du contingent annuel : il s'applique dès la première heure supplémentaire, quel que soit le volume annuel déjà réalisé.
Concrètement, un salarié effectuant 41 heures dans une semaine perçoit son salaire de base pour 35 heures, plus 6 heures majorées à 25 %. Aucune de ces heures n'atteint le seuil des 50 %, le déclenchement du second palier restant fixé à la 44ᵉ heure.
Quand un accord collectif peut-il modifier ce taux ?
Un accord de branche étendu ou un accord d'entreprise peut fixer un taux de majoration différent des 25 % et 50 % supplétifs. La loi n'impose pas de maximum : un accord peut prévoir 30 %, 40 % ou plus. En revanche, il ne peut descendre en dessous du plancher de 10 %.
L'articulation entre les niveaux de négociation suit une logique simple. L'accord de branche prime, sauf si l'accord d'entreprise est plus favorable au salarié. Autrement dit, le taux le plus élevé l'emporte entre l'accord d'entreprise et l'accord de branche. Cette règle, issue des ordonnances Macron de 2017, a renforcé le rôle de l'accord d'entreprise tout en préservant un socle conventionnel de branche.
La vérification de la convention collective applicable est incontournable. Le salarié trouve cette information en haut de son bulletin de paie, généralement sous l'intitulé « Convention collective » suivi d'un numéro IDCC. La consultation du texte sur Légifrance permet d'identifier le taux de majoration conventionnellement prévu.
Le plancher absolu de 10 % : ce qu'aucun accord ne peut supprimer
Le Code rural et de la pêche maritime pose une règle transversale : le taux de majoration des heures supplémentaires ne peut être inférieur à 10 % (art. L713-6). Ce plancher s'impose quel que soit le secteur d'activité.
Initialement codifié pour les salariés agricoles, ce seuil de 10 % a été consacré comme un minimum absolu par la jurisprudence. Aucun accord de branche, aucun accord d'entreprise ne peut y déroger à la baisse. Un employeur appliquant un taux de 7 % ou 8 % en vertu d'un accord local s'exposerait à un redressement et à une condamnation prud'homale pour rappel de salaire.
Ce plancher de 10 % reste toutefois un taux plancher théorique. Dans les faits, la quasi-totalité des conventions collectives et accords d'entreprise retiennent des taux de 25 % ou supérieurs. Le taux de 10 % n'intervient que comme garde-fou ultime, garantissant que les heures supplémentaires ne puissent jamais être payées quasiment au tarif normal. Le législateur a ainsi préservé le caractère dissuasif du coût des heures supplémentaires pour l'employeur, sans figer un taux unique qui entraverait la négociation collective.
Comment calculer les heures supplémentaires à 25 % et 50 % : la formule étape par étape
La méthode de calcul est identique quel que soit le taux de majoration. Elle repose sur une formule en trois termes : le taux horaire brut du salarié, le nombre d'heures supplémentaires effectuées, et le coefficient de majoration. L'opération se décompose en deux étapes simples.
La première consiste à déterminer le taux horaire majoré : taux horaire brut × (1 + taux de majoration). Pour une majoration de 25 %, le coefficient est de 1,25. Pour une majoration de 50 %, il est de 1,50. La seconde étape multiplie ce taux majoré par le nombre d'heures supplémentaires relevant de ce palier.
Un point de vigilance s'impose : le taux horaire brut à retenir est celui du salarié au moment de l'exécution des heures supplémentaires, incluant les primes et avantages ayant la nature d'un complément de salaire (prime d'ancienneté, prime de rendement). Les remboursements de frais professionnels, eux, n'entrent pas dans l'assiette de calcul. Pour approfondir les règles générales de décompte, le guide complet sur le calcul et la majoration des heures supplémentaires en 2026 détaille l'ensemble des paramètres à prendre en compte.
La formule de base pour calculer une majoration de 25 %
La formule est directe : taux horaire brut × 1,25 × nombre d'heures supplémentaires (dans la limite des 8 premières).
Prenons un taux horaire brut de 14 €. Une heure supplémentaire majorée à 25 % vaut 14 × 1,25 = 17,50 €. La majoration proprement dite est de 3,50 € par heure (14 × 0,25). Sur le bulletin de paie, cette heure apparaît avec un taux horaire de 17,50 €, distinct du taux normal de 14 €.
Pour 4 heures supplémentaires à 25 %, le calcul donne : 14 × 1,25 × 4 = 70 € au titre des seules heures supplémentaires. Ce montant s'ajoute au salaire de base (35 × 14 = 490 €), pour un total brut hebdomadaire de 560 €.
Tableau calcul heures supplémentaires : récapitulatif des taux
Le tableau ci-dessous synthétise les taux applicables selon le rang de l'heure supplémentaire dans la semaine, en l'absence d'accord collectif plus favorable.
- 36ᵉ à 43ᵉ heure : majoration de 25 %, coefficient 1,25
- À partir de la 44ᵉ heure : majoration de 50 %, coefficient 1,50
Ce tableau vaut pour les dispositions supplétives du Code du travail. Si une convention collective ou un accord d'entreprise prévoit un taux supérieur, c'est ce dernier qui s'applique. Un accord peut également lisser les paliers différemment : par exemple, 30 % dès la première heure supplémentaire, puis 60 % à partir de la 8ᵉ.
L'employeur doit impérativement paramétrer son logiciel de paie en fonction du taux conventionnel applicable dans l'entreprise, et non du taux légal par défaut. Une erreur de paramétrage peut entraîner des rappels de salaire sur trois ans (art. L3245-1 du Code du travail).
Calcul des heures supplémentaires mensuelles : comment agréger sur la paie
Le calcul des heures supplémentaires s'effectue semaine par semaine, et non sur le mois. Chaque semaine civile constitue un cadre de décompte autonome. Un salarié qui effectue 39 heures une semaine et 33 heures la suivante ne peut pas « compenser » : les 4 heures de la première semaine restent des heures supplémentaires, même si le total mensuel n'excède pas 151,67 heures.
Sur le bulletin de paie mensuel, l'employeur additionne les heures supplémentaires réalisées chaque semaine, en distinguant les heures majorées à 25 % et celles majorées à 50 %. Ces totaux figurent sur deux lignes distinctes. Le principe du décompte hebdomadaire a été rappelé avec force par la Cour de cassation : l'employeur ne peut lisser les heures sur plusieurs semaines pour échapper au paiement des majorations.
Un second guide explique en détail comment se calcule concrètement la majoration des heures supplémentaires sur le bulletin de paie, avec des exemples de lignes de paie commentées.
Cas pratique chiffré : calcul de la majoration pour un salarié au SMIC horaire
Prenons un cas concret : un salarié rémunéré au SMIC horaire brut, soit 12,31 € (montant 2026), effectue des heures supplémentaires dans le cadre d'une semaine de travail. Le taux de majoration applicable est le taux légal de 25 % pour les 8 premières heures et 50 % au-delà, en l'absence d'accord collectif prévoyant un taux différent.
La rémunération des heures supplémentaires se calcule en appliquant la formule exposée précédemment. Le salarié perçoit son salaire de base pour 35 heures, auquel s'ajoute la rémunération majorée des heures effectuées au-delà. Le bulletin de paie doit faire apparaître distinctement ces deux composantes.
Deux scénarios illustrent le mécanisme : le premier avec 5 heures supplémentaires, toutes dans le premier palier à 25 % ; le second avec 10 heures supplémentaires, impliquant un basculement partiel vers le taux de 50 %.
Scénario : 5 heures supplémentaires sur la semaine
Le salarié travaille 40 heures. Son salaire de base pour 35 heures s'élève à 35 × 12,31 € = 430,85 €.
Les 5 heures supplémentaires sont toutes contenues dans le premier palier (36ᵉ à 40ᵉ heure). Le taux horaire majoré à 25 % est de 12,31 € × 1,25 = 15,39 € (arrondi au centime). La rémunération des heures supplémentaires s'élève donc à 5 × 15,39 € = 76,95 €.
Total brut hebdomadaire : 430,85 € + 76,95 € = 507,80 €. La majoration représente un gain de 15,40 € par rapport à un paiement au taux normal (5 × 12,31 € = 61,55 €).
Scénario : 10 heures supplémentaires (basculement à 50 %)
Le salarié travaille 45 heures. Salaire de base : 35 × 12,31 € = 430,85 €.
Huit heures supplémentaires (36ᵉ à 43ᵉ) sont majorées à 25 %. Taux majoré : 12,31 € × 1,25 = 15,39 €. Soit 8 × 15,39 € = 123,12 €.
Deux heures supplémentaires (44ᵉ et 45ᵉ) sont majorées à 50 %. Taux majoré : 12,31 € × 1,50 = 18,47 €. Soit 2 × 18,47 € = 36,94 €.
Rémunération totale des heures supplémentaires : 123,12 € + 36,94 € = 160,06 €. Total brut hebdomadaire : 430,85 € + 160,06 € = 590,91 €. La différence entre une heure à 25 % (15,39 €) et une heure à 50 % (18,47 €) est de 3,08 € par heure.
L'erreur courante à éviter : confondre le taux conventionnel et le taux légal
L'erreur la plus fréquente en matière de majoration des heures supplémentaires consiste à appliquer systématiquement le taux légal de 25 % sans consulter la convention collective applicable. Un employeur commet cette erreur par méconnaissance ou par économie. Un salarié la subit sans le savoir.
Or, de nombreuses conventions collectives prévoient des taux supérieurs à 25 %. La convention collective de la métallurgie, par exemple, a longtemps retenu des majorations progressives dépassant le cadre légal. D'autres branches, comme celle des bureaux d'études techniques (SYNTEC), fixent des majorations spécifiques. Appliquer 25 % alors que la convention prévoit 30 % constitue un manquement ouvrant droit à un rappel de salaire.
L'inverse peut aussi se produire, dans une moindre mesure. Un accord collectif peut abaisser le taux à 15 % ou 12 %, dès lors qu'il respecte le plancher de 10 %. Dans ce cas, le salarié qui croit bénéficier du taux légal de 25 % se voit appliquer un taux conventionnel inférieur. La vérification de la convention collective n'est donc pas une option : elle conditionne la licéité même du calcul.
Vérifier sa convention collective avant tout calcul
Le bulletin de paie mentionne obligatoirement la convention collective applicable, avec son numéro IDCC. Le salarié peut ensuite consulter le texte intégral sur Légifrance en recherchant ce numéro.
La clause relative aux heures supplémentaires figure généralement dans la section « Durée du travail » ou « Heures supplémentaires » de la convention. Elle précise le taux de majoration, les éventuels paliers conventionnels, et les conditions de déclenchement. Certaines conventions prévoient un seuil de déclenchement inférieur à 35 heures (par exemple, pour les salariés à temps partiel conventionnel).
Si la convention collective ne mentionne aucun taux spécifique, ce sont les dispositions supplétives du Code du travail qui s'appliquent : 25 % puis 50 %. Le silence conventionnel vaut renvoi au droit commun. Ce point est souvent source d'interrogations chez les gestionnaires de paie et les salariés.
Conséquences d'un taux mal appliqué sur la fiche de paie
Un taux de majoration erroné sur le bulletin de paie expose l'employeur à un rappel de salaire. L'action en paiement des heures supplémentaires se prescrit par 3 ans (art. L3245-1 du Code du travail). Le salarié peut réclamer les majorations non versées sur toute cette période.
Le conseil de prud'hommes est compétent pour ce type de litige. Le salarié doit apporter des éléments précis sur les heures non rémunérées ou sous-rémunérées : agenda, courriels horodatés, témoignages. L'employeur, de son côté, doit fournir les éléments de nature à justifier les horaires effectivement réalisés. La preuve est partagée.
Au-delà du rappel de salaire, l'employeur s'expose à des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail, ainsi qu'à une condamnation pour travail dissimulé si l'omission est intentionnelle. L'enjeu financier peut être lourd. D'où l'importance, pour les deux parties, de vérifier le taux applicable avant toute contestation.
Repos compensateur de remplacement : l'alternative au paiement majoré
La loi autorise le remplacement de tout ou partie de la majoration salariale par un repos compensateur de remplacement. Ce dispositif, prévu à l'article L3121-22 du Code du travail, nécessite un accord collectif (accord de branche étendu ou accord d'entreprise). En l'absence d'accord, le paiement s'impose.
Le repos compensateur de remplacement ne doit pas être confondu avec la contrepartie obligatoire en repos, qui sanctionne le dépassement du contingent annuel d'heures supplémentaires. Le premier remplace la majoration ; la seconde s'y ajoute. Ce sont deux mécanismes distincts, aux conditions de déclenchement différentes.
Ce qu'il faut retenir : si un accord collectif le prévoit, le salarié peut accumuler des heures de repos au lieu de percevoir la majoration en argent. Le calcul intègre la majoration dans la durée du repos.
Qu'est-ce que le repos compensateur de remplacement ?
Le repos compensateur de remplacement permet à l'employeur de substituer du temps de repos au paiement de la majoration. Une heure supplémentaire donne alors droit à un temps de repos équivalent à l'heure elle-même, augmentée de la majoration.
Par exemple, pour une heure supplémentaire majorée à 25 %, le salarié bénéficie de 1 heure + 0,25 heure = 1 heure et 15 minutes de repos. Pour une heure majorée à 50 %, le repos est de 1 heure et 30 minutes. Ce mécanisme ne supprime pas l'obligation de payer l'heure elle-même au taux normal : seule la majoration est convertie en repos.
L'accord collectif détermine les modalités de prise de ce repos. À défaut de précision, le salarié peut l'utiliser par journée ou demi-journée, avec un délai de prévenance raisonnable.
Comment calculer la durée du repos en tenant compte de la majoration ?
Le calcul est symétrique à celui du paiement. Une heure supplémentaire majorée à 25 % ouvre droit à 1,25 heure de repos compensateur de remplacement. Une heure à 50 % ouvre droit à 1,50 heure de repos.
Un salarié qui effectue 6 heures supplémentaires dans la semaine, toutes majorées à 25 %, accumule 6 × 1,25 = 7,5 heures de repos compensateur. Ce repos est pris ultérieurement, selon les modalités de l'accord collectif. Le salarié ne perçoit pas de majoration en argent : seule l'heure de base est payée.
Ce dispositif peut intéresser les salariés qui privilégient le temps libre au complément de rémunération. Il présente aussi un intérêt pour l'employeur, qui lisse sa masse salariale. Reste que l'accord collectif est une condition sine qua non : sans lui, le paiement de la majoration reste la règle impérative.
Contingent annuel et heures supplémentaires : ce que le salarié doit savoir
Le contingent annuel d'heures supplémentaires est un volume maximal d'heures que l'employeur peut faire effectuer sans autorisation de l'inspection du travail et sans déclencher de contrepartie obligatoire en repos. Les heures prises en compte sont celles accomplies au-delà de la durée légale de 35 heures (art. L3121-30 du Code du travail, dans sa rédaction issue de la loi du 8 août 2016).
Le contingent est fixé par accord collectif ou, à défaut, par décret. Le décret n° 2020-592 du 15 mai 2020 a modifié les modalités de calcul pour certains secteurs. Chaque heure supplémentaire effectuée au-delà du contingent ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos : 50 % du temps travaillé pour les entreprises de 20 salariés et moins, 100 % pour les entreprises de plus de 20 salariés.
Pour les salariés souhaitant approfondir leurs droits au-delà du seul calcul des majorations, un simulateur de calcul pour les droits liés au contrat de travail permet d'anticiper d'autres aspects de la relation contractuelle.
Fiche pratique
| Taux légal supplétif (8 premières heures) | 25 % (art. L3121-22 du Code du travail) |
| Taux légal supplétif (au-delà de la 8ᵉ heure) | 50 % (art. L3121-22 du Code du travail) |
| Plancher absolu conventionnel | 10 % (art. L713-6 du Code rural et de la pêche maritime) |
| Cadre de décompte | Semaine civile (35 heures = durée légale) |
| Prescription de l'action en rappel de salaire | 3 ans (art. L3245-1 du Code du travail) |
| Juridiction compétente | Conseil de prud'hommes |
| Texte de référence | Articles L3121-22, L3121-27 à L3121-30, L713-6 du Code du travail |
| Source officielle | Légifrance (legifrance.gouv.fr) ; Service-public.fr |
Sources
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
Questions pratiques
Comment calculer l'heure supp 25% ?
Multipliez le taux horaire brut par 1,25, puis par le nombre d'heures supplémentaires concernées. Exemple : avec un taux horaire brut de 14 €, une heure supplémentaire à 25 % vaut 14 × 1,25 = 17,50 €. Pour 4 heures, le total est de 70 € (art. L3121-22 du Code du travail).
Quelle est la majoration de 25% pour les heures supplémentaires ?
La majoration de 25 % correspond à un supplément de salaire égal à un quart du taux horaire brut pour chaque heure effectuée au-delà de la 35ᵉ heure, dans la limite des 8 premières heures supplémentaires (36ᵉ à 43ᵉ heure). Au-delà, le taux passe à 50 %.
Comment calculer le taux de majoration pour les heures supplémentaires ?
Le taux de majoration applicable dépend d'abord de la convention collective ou de l'accord d'entreprise. En l'absence d'accord, les dispositions supplétives du Code du travail s'appliquent : 25 % pour les 8 premières heures (36ᵉ à 43ᵉ), 50 % à partir de la 44ᵉ heure. La formule est : taux horaire brut × (1 + taux de majoration) × nombre d'heures.
Quel est le tableau de majoration pour les heures supplémentaires ?
En droit supplétif (sans accord collectif) : de la 36ᵉ à la 43ᵉ heure = 25 % de majoration (coefficient 1,25) ; à partir de la 44ᵉ heure = 50 % (coefficient 1,50). Les conventions collectives peuvent prévoir des taux différents, sans descendre sous 10 % (art. L713-6 du Code rural).
Comment sont calculées les heures supplémentaires sur un mois ?
Les heures supplémentaires se décomptent par semaine civile, et non sur le mois. Chaque semaine est analysée séparément : toute heure au-delà de 35 déclenche la majoration, même si une autre semaine comporte moins de 35 heures. Le bulletin de paie mensuel additionne les heures supplémentaires de chaque semaine en distinguant les paliers de majoration (25 % et 50 %).
Le taux de 25 % peut-il être modifié par l'employeur sans accord ?
Non. Le taux de majoration ne peut pas être modifié unilatéralement par l'employeur. Seul un accord collectif (accord de branche étendu ou accord d'entreprise) peut fixer un taux différent, sans descendre sous le plancher de 10 %. À défaut d'accord, les taux supplétifs de 25 % et 50 % s'imposent (art. L3121-22 du Code du travail).
Les heures supplémentaires à 25 % sont-elles exonérées d'impôt ?
Les heures supplémentaires bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an (régime 2026). Elles sont également exonérées de cotisations salariales d'assurance vieillesse dans certaines limites. Ces exonérations concernent aussi bien les heures majorées à 25 % qu'à 50 %. Le montant exonéré figure distinctement sur le bulletin de paie.
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