Simulateur rupture conventionnelle : comment calculer votre indemnité pas à pas
Utilisez notre simulateur rupture conventionnelle pour estimer votre indemnité légale. Comprendre les règles de calcul, les conditions et vos droits en 2026.

Un simulateur de rupture conventionnelle applique le plancher légal fixé par l'article L1237-13 du Code du travail : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà. Le résultat dépend de trois variables clés : le salaire de référence (moyenne des 3 ou 12 derniers mois, au choix le plus favorable), l'ancienneté exacte et l'existence éventuelle d'un plancher conventionnel plus élevé.
Un simulateur rupture conventionnelle vous donne une estimation de l'indemnité minimale que votre employeur doit vous verser. Ce résultat repose sur des règles précises du Code du travail, mais aussi sur des paramètres que beaucoup de salariés renseignent de travers. Avant de vous lancer dans la négociation, comprendre ce qui se cache derrière le chiffre affiché fait toute la différence entre une estimation fiable et un montant sous-évalué.
Ce que calcule réellement un simulateur de rupture conventionnelle
Un simulateur de rupture conventionnelle applique la formule légale pour déterminer le montant minimum que l'employeur doit verser au salarié qui quitte l'entreprise d'un commun accord. Ce plancher, défini par l'article L1237-13 du Code du travail, correspond à l'indemnité légale de licenciement. Le simulateur ne vous donne pas le montant que vous allez effectivement toucher : il vous indique le seuil en dessous duquel la convention de rupture serait irrégulière.
Ce seuil constitue votre point de départ pour la négociation avec l'employeur. Rien n'interdit de convenir d'une indemnité supérieure. Un simulateur fiable ne remplace pas l'examen de votre convention collective, qui peut prévoir une indemnité conventionnelle plus avantageuse. Il ne tient pas compte non plus des spécificités de votre dossier : discrimination, harcèlement, ou tout autre contexte susceptible d'influer sur le montant négocié.
Pour les salariés protégés (représentants du personnel, délégués syndicaux), la rupture conventionnelle obéit à des règles particulières qui sortent du cadre de la simulation standard. L'autorisation préalable de l'inspection du travail est alors requise.
Les trois données d'entrée indispensables
Tout simulateur de rupture conventionnelle s'appuie sur trois paramètres. Le premier est votre salaire brut mensuel de référence, calculé selon la méthode la plus favorable entre la moyenne des 3 derniers mois et celle des 12 derniers mois (art. R1234-4 du Code du travail). Le deuxième est votre ancienneté dans l'entreprise, exprimée en années et mois complets. Le troisième paramètre est l'existence ou non d'un plancher conventionnel : certaines branches professionnelles imposent un montant minimal supérieur au minimum légal.
Ces trois données interagissent entre elles. Une erreur sur l'une d'elles se répercute mécaniquement sur le résultat final. Par exemple, oublier une prime récurrente dans le salaire de référence peut sous-estimer l'indemnité de plusieurs centaines d'euros.
Ce qu'un simulateur ne peut pas calculer seul
Un simulateur standard n'intègre pas les clauses spécifiques de votre convention collective ni les accords d'entreprise applicables. Il ignore également les circonstances individuelles qui pourraient justifier une indemnité négociée bien supérieure au plancher légal : pression au départ, contexte conflictuel, ancienneté valorisée par l'employeur.
Autre angle mort : le traitement fiscal et social de l'indemnité. Le simulateur vous donne un montant brut, sans préciser si cette somme sera exonérée ou non de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Or, selon le montant et votre situation, l'indemnité peut être partiellement ou totalement exonérée dans la limite de 2 PASS (soit 96 120 € en 2026) pour les cotisations sociales, et de 6 PASS (soit 288 360 € en 2026) pour l'impôt sur le revenu. Ces seuils, issus du référentiel 2026, conditionnent le montant net que vous percevrez réellement.
Enfin, le simulateur ne vérifie pas si votre situation ouvre droit à l'allocation chômage (ARE). Cette question dépend de votre durée d'affiliation et du motif de rupture, que le simple calcul d'indemnité ne traite pas.
Les règles légales de calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle
Le socle juridique du calcul figure à l'article L1237-13 du Code du travail : l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle « ne peut pas être inférieure » à l'indemnité légale de licenciement prévue par les articles L1234-9 et R1234-1 à R1234-5. Cette règle de renvoi signifie que la formule applicable est identique dans les deux cas. Elle constitue un filet de sécurité absolu pour le salarié.
L'article R1237-19 du Code du travail précise les modalités d'homologation et le contrôle exercé par l'administration. La DREETS vérifie notamment que le montant de l'indemnité respecte bien ce plancher légal. Une convention prévoyant une indemnité inférieure s'expose à un refus d'homologation, ce qui prive la rupture de tout effet.
Comprendre cette mécanique permet de dialoguer avec l'employeur en connaissance de cause. La question centrale n'est pas « combien vais-je toucher ? » mais « quel est le minimum auquel j'ai droit, et sur quelle base puis-je négocier un montant supérieur ? ».
Le plancher légal : indemnité spécifique de rupture conventionnelle
La formule légale repose sur deux tranches d'ancienneté. Pour les années jusqu'à 10 ans d'ancienneté, l'indemnité est de 1/4 de mois de salaire par année. Au-delà de 10 ans, le taux passe à 1/3 de mois de salaire par année pour les années supplémentaires. Les années incomplètes sont proratisées par mois complets travaillés.
Prenons un exemple simple : un salarié totalisant 7 ans et 4 mois d'ancienneté, avec un salaire de référence de 2 500 €. Le calcul donne : 2 500 × 0,25 × (7 + 4/12) = 2 500 × 0,25 × 7,33 = 4 583,33 €. Ce montant constitue le strict minimum que l'employeur doit proposer dans la convention de rupture.
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle suit exactement cette même formule. Le législateur n'a pas créé de régime distinct, il a simplement aligné le plancher conventionnel sur le plancher de licenciement.
Salaire de référence : moyenne 3 mois ou 12 mois, lequel choisir ?
L'article R1234-4 du Code du travail prévoit deux méthodes de calcul, et impose de retenir la plus favorable au salarié. La première méthode prend la moyenne mensuelle des 3 derniers mois de salaire brut. La seconde retient la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la rupture.
La méthode des 12 mois est souvent plus avantageuse lorsque le salarié a perçu des primes annuelles, un treizième mois ou des commissions variables en cours d'année. Ces éléments sont lissés sur 12 mois, ce qui augmente mécaniquement la moyenne. À l'inverse, si le salarié a bénéficié d'une augmentation récente ou de primes concentrées sur les trois derniers mois, la méthode des 3 mois peut s'avérer plus favorable.
Une erreur fréquente consiste à saisir uniquement le salaire de base dans le simulateur, sans y ajouter les primes, les commissions, les avantages en nature ou les heures supplémentaires structurelles. Tous ces éléments entrent dans l'assiette du salaire de référence et modifient le résultat final. La procédure de rupture conventionnelle prévoit d'ailleurs que ces montants figurent explicitement dans le formulaire CERFA n°14598.
Ancienneté : comment se calcule-t-elle exactement ?
L'ancienneté retenue pour le calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle est celle acquise à la date de rupture effective du contrat, c'est-à-dire à l'issue du délai de rétractation et après homologation par la DREETS. Elle se décompte en années et mois complets.
La règle de proratisation est la suivante : toute année incomplète est comptabilisée au prorata du nombre de mois entièrement travaillés. Un salarié ayant 5 ans et 8 mois d'ancienneté verra sa dernière année comptée pour 8/12 dans la formule de calcul. Les jours résiduels au-delà du dernier mois complet ne sont pas pris en compte.
Certaines périodes de suspension du contrat sont intégralement prises en compte dans l'ancienneté, notamment les congés payés, les arrêts de travail pour accident du travail ou maladie professionnelle (dans la limite d'une durée ininterrompue d'un an), le congé maternité ou le congé d'adoption. Le calcul de la rupture conventionnelle intègre ces périodes sans les déduire.
Cas pratique chiffré : simulation pas à pas pour un salarié type
Pour comprendre la mécanique du simulateur, rien ne vaut un exemple construit de A à Z. Ce cas pratique applique strictement les règles légales décrites plus haut. Il illustre pourquoi le choix du salaire de référence et le décompte exact de l'ancienneté modifient sensiblement le résultat final.
Le scénario retenu correspond à une situation courante en entreprise : un salarié cadre avec une rémunération mixte, associant fixe, prime annuelle et avantage en nature. Ces trois composantes doivent toutes être intégrées dans le calcul, ce que beaucoup de simulations négligent.
Données du scénario : profil du salarié fictif
Salarié cadre en CDI, embauché le 1er avril 2017. La rupture conventionnelle est envisagée avec une date de fin de contrat fixée au 30 juin 2026. Salaire brut mensuel de base : 3 200 €. Prime annuelle brute : 4 000 €, versée chaque mois de décembre. Avantage en nature : véhicule de fonction évalué à 300 € par mois.
L'ancienneté totale est donc de 9 ans et 3 mois (du 1er avril 2017 au 30 juin 2026), soit 9,25 années. Le salaire mensuel brut complet, incluant l'avantage en nature, s'élève à 3 500 € (3 200 + 300).
Étape 1 : déterminer le salaire de référence retenu
Deux méthodes sont comparées. La méthode des 3 derniers mois (avril, mai, juin 2026) donne : (3 500 + 3 500 + 3 500) / 3 = 3 500 €. La méthode des 12 derniers mois (juillet 2025 à juin 2026) intègre la prime annuelle de 4 000 € versée en décembre 2025 : [(3 500 × 12) + 4 000] / 12 = 46 000 / 12 = 3 833,33 €.
La méthode des 12 mois est plus favorable. C'est donc 3 833,33 € qui est retenu comme salaire de référence pour le calcul de l'indemnité. L'écart avec la méthode des 3 mois est de 333,33 € mensuels, soit un gain de près de 770 € sur l'indemnité finale pour cette ancienneté.
Étape 2 : appliquer la formule par tranche d'ancienneté
L'ancienneté étant inférieure à 10 ans, seule la première tranche s'applique : 1/4 de mois par année. Le calcul se décompose ainsi : 3 833,33 × 0,25 = 958,33 € par année d'ancienneté. Pour 9,25 années : 958,33 × 9,25 = 8 864,58 €.
Détail de la proratisation : 9 années complètes donnent 958,33 × 9 = 8 624,97 €. Les 3 mois supplémentaires (3/12 d'année) ajoutent 958,33 × 0,25 = 239,58 €. Le total de 8 864,58 € représente le plancher légal en dessous duquel la convention ne peut pas être homologuée.
Résultat de la simulation et marge de négociation
L'indemnité minimale légale s'établit à 8 864,58 € bruts. Ce montant constitue uniquement le point de départ de la négociation. Le salarié peut solliciter une indemnité supérieure, en fonction du contexte de son départ et de la politique de l'entreprise.
En pratique, les indemnités négociées se situent souvent entre 0,25 et 0,5 mois par année d'ancienneté. Pour ce profil, une indemnité conventionnelle de 0,4 mois par année donnerait : 3 833,33 × 0,4 × 9,25 = 14 183,32 €. La convention collective applicable peut également prévoir un taux majoré qui s'impose à l'employeur. Avant toute signature, consultez le comparatif licenciement ou rupture conventionnelle pour évaluer l'option la plus adaptée à votre situation.
Les erreurs courantes qui faussent votre simulation
Trois pièges classiques conduisent à sous-estimer l'indemnité simulée, parfois de plusieurs milliers d'euros. Les identifier avant d'utiliser un simulateur vous évite d'entamer la négociation avec un chiffre erroné.
La première cause d'erreur tient aux oublis dans l'assiette du salaire de référence. La deuxième concerne le décompte de l'ancienneté, notamment quand un CDD a précédé le CDI dans la même entreprise. La troisième est la confusion fréquente entre le plancher légal et le plancher conventionnel, qui peut aboutir à accepter une indemnité inférieure à vos droits réels.
Oublier les primes et avantages en nature dans le salaire de référence
L'erreur la plus fréquente : ne saisir que son salaire de base dans le simulateur. Or, l'article R1234-4 du Code du travail prévoit que toutes les sommes versées en contrepartie du travail entrent dans l'assiette de calcul : primes contractuelles, commissions, gratification, avantages en nature (véhicule, logement, nourriture), heures supplémentaires structurelles.
Un salarié qui omet une prime annuelle de 3 000 € et un avantage en nature de 200 € mensuels sous-estime son salaire de référence de 450 € par mois en méthode 12 mois. Sur une ancienneté de 15 ans, l'écart d'indemnité dépasse les 3 000 €. La conséquence est directe : vous négociez à partir d'un plancher minoré, et la DREETS peut refuser l'homologation si le montant réel dû n'est pas respecté.
Mal comptabiliser l'ancienneté en cas de CDD antérieur
Un salarié embauché en CDI après un CDD dans la même entreprise doit intégrer la durée du CDD dans son ancienneté, à condition que les deux contrats se soient succédé sans interruption. Cette règle, issue de la jurisprudence constante, est souvent ignorée lors des simulations.
Exemple concret : un salarié effectue un CDD de 18 mois, immédiatement suivi d'un CDI de 6 ans. Son ancienneté pour le calcul de l'indemnité est de 7 ans et 6 mois, et non de 6 ans. L'oubli de cette règle peut réduire l'indemnité simulée de plus de 20 %. Vérifiez la date de votre premier contrat dans l'entreprise, pas seulement celle de votre CDI.
Confondre plancher légal et plancher conventionnel
De nombreuses conventions collectives fixent un plancher d'indemnité de rupture supérieur au minimum légal. La convention collective Syntec, par exemple, prévoit des majorations selon l'ancienneté. Celle de la métallurgie également.
Utiliser un simulateur sans vérifier sa convention collective peut conduire à accepter une indemnité inférieure à vos droits. Le plancher conventionnel s'impose à l'employeur dès lors qu'il est plus favorable que le plancher légal. Pour connaître le vôtre, consultez votre bulletin de paie (le code IDCC y figure) puis le texte de la convention sur Légifrance. L'indemnité de rupture conventionnelle ne se limite jamais au seul minimum légal si votre branche prévoit mieux.
Au-delà du simulateur : vos droits après la rupture conventionnelle
Le montant de l'indemnité n'est qu'un volet de vos droits. La rupture conventionnelle ouvre également droit à l'allocation chômage, sous réserve de remplir les conditions d'affiliation. La procédure d'homologation par la DREETS constitue le second pilier à maîtriser : elle conditionne à la fois la validité de la rupture et le versement effectif de l'indemnité.
Ces deux dimensions sont indissociables d'une simulation complète. Un montant attractif ne sert à rien si l'homologation est refusée ou si l'ouverture des droits ARE est compromise par une durée d'affiliation insuffisante.
Droit à l'ARE : conditions d'ouverture
La rupture conventionnelle est considérée comme une privation involontaire d'emploi par France Travail. Elle ouvre droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE), à condition que le salarié justifie d'une durée d'affiliation suffisante : 130 jours ou 910 heures (soit 6 mois) au cours des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les salariés de 53 ans et plus).
Le montant de l'ARE est calculé sur la base du salaire journalier de référence (SJR). Deux formules coexistent : 40,4 % du SJR + une partie fixe de 13,18 € par jour (valeur 2026), ou 57 % du SJR. C'est la formule la plus favorable qui est retenue, avec un plancher de 32,13 € par jour et un plafond de 75 % du SJR. L'indemnité de rupture conventionnelle n'entre pas dans le calcul du SJR.
Un différé d'indemnisation s'applique ensuite. Le différé congés payés correspond au montant de l'indemnité compensatrice de congés payés divisé par le SJR, dans la limite de 30 jours. Le différé spécifique (indemnités supra-légales) est plafonné à 150 jours (75 jours en cas de licenciement économique). Le diviseur applicable est de 111,8 en 2026.
L'homologation par la DREETS : délai et conséquences en cas de refus
Une fois la convention de rupture signée par les deux parties, un délai de rétractation de 15 jours calendaires court. À l'issue de ce délai, le formulaire CERFA n°14598 est transmis à la DREETS pour homologation. L'administration dispose d'un délai d'instruction de 15 jours ouvrables à compter de la réception du dossier complet.
En l'absence de réponse dans ce délai, l'homologation est réputée acquise : c'est le mécanisme du silence valant acceptation. Si la DREETS refuse l'homologation, la rupture est privée d'effet et le contrat de travail se poursuit. Les motifs de refus incluent notamment une indemnité inférieure au plancher légal ou conventionnel, un vice du consentement, ou l'absence de l'un des signataires à l'entretien.
La date de rupture effective du contrat est fixée au lendemain de l'homologation, ou au lendemain de l'expiration du délai d'instruction en cas de silence de l'administration. Le guide complet sur l'indemnité de rupture conventionnelle détaille les voies de recours en cas de litige sur le montant.
Comment utiliser ce simulateur : mode d'emploi étape par étape
Avant de lancer la simulation, rassemblez les documents indispensables. Sortez vos 12 derniers bulletins de paie, votre contrat de travail et ses avenants, ainsi que votre convention collective si vous l'avez. Ces pièces contiennent toutes les informations que le simulateur va vous demander.
Voici les étapes à suivre pour une simulation fiable.
- Relevez votre ancienneté exacte : date d'entrée dans l'entreprise (y compris CDD antérieur sans interruption), jusqu'à la date envisagée de rupture. Convertissez en années et mois complets.
- Calculez votre salaire de référence selon les deux méthodes : moyenne des 3 derniers mois de salaire brut (primes et avantages inclus), puis moyenne des 12 derniers mois. Retenez le montant le plus élevé.
- Vérifiez votre convention collective : sur votre bulletin de paie, relevez le code IDCC (ou code APE). Consultez le texte intégral sur Légifrance pour identifier un éventuel plancher conventionnel majoré.
- Appliquez la formule légale : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, avec proratisation pour l'année incomplète. Si le plancher conventionnel est supérieur, substituez-le au résultat.
- Comparez avec la proposition de l'employeur : le montant simulé est votre minimum. Tout ce qui est proposé au-dessus relève de la négociation.
Le simulateur intègre ces étapes automatiquement. Votre rôle consiste à fournir des données exactes. Une erreur de saisie sur le salaire de référence ou l'ancienneté fausse l'ensemble du résultat. Si vous hésitez entre plusieurs options de départ, le comparatif licenciement rupture conventionnelle peut vous aider à trancher.
Points clés
- L'indemnité légale constitue un plancher, pas un plafond : tout montant supérieur peut être librement négocié
- Le salaire de référence inclut toutes les sommes liées au travail : salaire, primes, commissions, avantages en nature, heures supplémentaires structurelles
- La convention collective peut imposer un minimum supérieur au plancher légal, et ce minimum prime sur le calcul standard du simulateur
- L'homologation DREETS est obligatoire ; une indemnité sous-évaluée peut entraîner un refus et la poursuite du contrat de travail
Sources
Fiche pratique
| Cadre légal | Articles L1237-13 et R1237-19 du Code du travail |
| Plancher légal (≤ 10 ans) | 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté |
| Plancher légal (> 10 ans) | 1/3 de mois de salaire par année pour les années au-delà de 10 |
| Salaire de référence | Moyenne 3 mois ou 12 mois, la plus favorable (art. R1234-4) |
| Délai de rétractation | 15 jours calendaires à compter de la signature |
| Délai d'homologation DREETS | 15 jours ouvrables (silence = acceptation) |
| Formulaire obligatoire | CERFA n°14598 |
| Allocation chômage (ARE) | Ouverture sous condition de 130 jours ou 910 heures d'affiliation |
| Différé spécifique ARE (diviseur 2026) | 111,8 ; plafonné à 150 jours (75 jours en licenciement éco) |
| Exonération sociale | Jusqu'à 2 PASS (96 120 € en 2026) |
| Exonération fiscale | Jusqu'à 6 PASS (288 360 € en 2026) |
| Sources officielles | service-public.fr, legifrance.gouv.fr, Code du travail |
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
Questions pratiques
Comment calculer l'indemnité d'une rupture conventionnelle ?
L'indemnité de rupture conventionnelle suit la formule de l'indemnité légale de licenciement (art. L1237-13 du Code du travail) : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà. Le salaire de référence retenu est la moyenne des 3 ou des 12 derniers mois, selon la formule la plus favorable au salarié. Les années incomplètes sont proratisées par mois complets.
Quel est le montant minimum d'une rupture conventionnelle ?
Le montant minimum correspond à l'indemnité légale de licenciement. Pour un salarié avec un salaire de référence de 2 000 € et 5 ans d'ancienneté, le plancher s'élève à 2 500 € (2 000 × 0,25 × 5). Ce minimum peut être relevé par la convention collective applicable. L'employeur ne peut pas proposer moins, sous peine de refus d'homologation par la DREETS.
Comment fonctionne un simulateur de rupture conventionnelle ?
Un simulateur de rupture conventionnelle applique automatiquement la formule légale à partir de trois données saisies par l'utilisateur : le salaire brut mensuel de référence (primes et avantages inclus), l'ancienneté en années et mois, et l'éventuel taux conventionnel majoré. Il compare les deux méthodes de calcul du salaire de référence (3 mois / 12 mois) et retient la plus favorable. Le résultat affiché est une estimation du plancher légal ou conventionnel.
Quelles primes entrent dans le calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle ?
Toutes les sommes perçues en contrepartie du travail sont intégrées dans le salaire de référence : primes contractuelles et conventionnelles (13e mois, prime d'ancienneté, prime de vacances), commissions, gratification, avantages en nature (véhicule, logement, nourriture), heures supplémentaires structurelles. Les remboursements de frais professionnels et la participation/intéressement avec placement en épargne salariale en sont exclus.
Peut-on négocier une indemnité supérieure au minimum légal ?
Oui, sans aucun plafond légal. Le minimum prévu par l'article L1237-13 du Code du travail constitue uniquement un plancher. L'employeur et le salarié peuvent librement convenir d'un montant supérieur. En pratique, les indemnités négociées se situent souvent entre 0,3 et 0,5 mois de salaire par année d'ancienneté, selon le contexte de la rupture, la politique de l'entreprise et le rapport de force entre les parties.
Combien de temps faut-il pour qu'une rupture conventionnelle soit homologuée ?
Le délai total minimum est de 31 à 32 jours calendaires : 15 jours de délai de rétractation après signature, suivis de 15 jours ouvrables d'instruction par la DREETS. Si l'administration ne répond pas dans ce délai, l'homologation est réputée acquise (silence valant acceptation). La date de rupture effective du contrat se situe au lendemain de l'homologation ou de l'expiration du délai d'instruction.
A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui, la rupture conventionnelle est assimilée à une privation involontaire d'emploi et ouvre droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE), à condition de justifier d'au moins 130 jours ou 910 heures d'affiliation dans les 24 mois précédant la rupture (36 mois pour les 53 ans et plus). L'indemnité de rupture n'entre pas dans le calcul du salaire journalier de référence servant de base à l'ARE.
Fiches associées
Contribution patronale rupture conventionnelle 2026 : taux
Contribution patronale rupture conventionnelle 2026 : qui la paie, sur quelle assiette, à quel taux ? Guide juridique pratique avec cas chiffré et erreurs
Par Etienne Prevost · 31 juillet 2026

Rupture conventionnelle 2026 : ce qui change au 1er
Rupture conventionnelle 2026 : réforme au 1er septembre, nouvelles durées d'indemnisation chômage, indemnités, Cerfa et cas pratique chiffré. Guide mis à jour.
Par Charlotte Boyer · 29 juillet 2026
